Lysistrata

Les prochaines dates

Vous n’avez pas pu nous rejoindre les 30 avril et 1er mai derniers au petit Kursaal ?
Pas de problème, nous avons d’autres dates !

Le samedi 14 mai à 20h30 à l’espace culturel de Quingey – 16 rue de l’ école
Le dimanche 3 juillet à 17h30 au petit Kursaal de Besançon, dans le cadre du festival de théâtre amateur organisé par les Jacquenscène
Et même à l’automne : les samedi 22 et dimanche 23 octobre au théâtre du Petit vélo à Besançon

On vous attend avec grand plaisir !

Les hommes sont à la guerre et Lysistrata convoque les femmes du Péloponnèse afin de se révolter contre la gente masculine : tant que les hommes continueront la guerre, les femmes feront la grève du sexe. Plus facile à dire, qu’à faire…

Aristophane, à travers la comédie, met en scène des femmes qui se révoltent contre la domination masculine qui considère que :  « la guerre est l’affaire des hommes et la maison, celle des femmes ».


Lysistrata est la résonance de toutes les luttes des femmes pour être à  l’égal de l’homme.
Mais, ne nous y trompons pas, ce texte est d’abord une comédie avec des situations toujours plus cocasses les unes que les autres.

Dans notre version contemporaine, mise en scène par Christophe Vincent de Cinématique Théâtre,  Lysistrata remplace son mari pour faire les travaux de la maison, aidée de quelques amies. Elle nous emmène dans sa lutte de manière très ludique, avec ses comparses. Elles se joueront de tout et même la scénographie sera à leur bon vouloir : des escabeaux deviendront remparts, puis tentes etc.


Tout sera prétexte au jeu dans cette farce tragi-comique !

Le mot d’Hubert Moreau à propos de Lysistrata

C’est désormais la coutume : à chaque spectacle de la compagnie Coloquinte, Hubert Moreau, spectateur assidu, vous propose de partager sa lecture de la représentation à laquelle il a assisté. Réjouissant et enrichissant !

REFROIDIR  LE  FÛT  DU  CANON …
 
Actrices et acteurs, j’ai bien ri en votre (Coloquinte) Compagnie ce dimanche 1er mai 2022 au Kursaal de Besançon.
 
J’ai bien ri, Christophe Vincent, de ta mise en scène, de tes inventions et de la manière dont tu as respecté un très vieux texte,
tout en le rendant nerveux, abrégé, essentiel, fidèle, sans nous épargner ni l’émotion, ni les grasses blagues douteuses
et les gros jeux de mots de dessous les jupettes fendues et autres ceinturons de bas-ventres pas toujours au repos.
 
J’ai bien ri avec toi, mon vieil Aristophane, de ton théâtre antique venu du fond des siècles, de ta pièce écrite il y a, comptez bien, 411 + 2022 = 2433 ans et qui pourtant brûle d’actualité.
 
J’ai bien ri avec vous, Lysistrata et ses hellènes copines, qui décidèrent de résister et sûtes enfin l’ouvrir
(je parle de vos cœurs, je parle de vos bouches) alors que le compas de vos tendres gambettes, jusqu’alors accueillantes
aux plaisirs partagés avec vos mâles maris guerriers, vous aviez décidé, ce compas, de le garder fermé, collé, serré.
 
Fermées, collées, serrées les gambettes. Ils en souffrirent les mecs mais vous aussi, grecques dames au régime sec.
La preuve : plus d’une d’entre vous, également privée-frustrée comme ses sœurs, aspirait gémissant à de nouveaux transports.
La paix n’eut pas de prix mais elle avait un coût, hors coup. Avouez que se coller à une échelle, avec elle danser, contre ses
barreaux se frotter, ça ne fait tout de même pas le même effet que le repos du guerrier avec un vaillant soldat auparavant
bien monté (au front), démobilisé, doux amant, époux et père redevenu.
 
Oui, j’ai bien ri. Nous avons ri. La salle était pliée. Il n’empêche…
 
Pendant toute la pièce je songeais à d’autres femmes, je pensais à un pays d’Europe, proche de nous, victime d’une guerre infâme.
Comment ne pas penser à toutes les femmes réfugiées d’Ukraine avec leurs enfants, tandis qu’au loin au pays le mari combat.
Au pied de notre Citadelle, tout près de nos fortifications ornant le Doubs, à La Roche d’Or et ailleurs, des réfugiées sont là.
Les services publics opèrent ; des associations qui nous sont chères s’activent en silence sans chercher nul projecteur TV
ni bienveillant article dans notre presse quotidienne régionale.
 
Comment ne pas penser aux femmes ukrainiennes ?
Comment ne pas penser de même aux mamans russes enkystées dans un silence soviétique et menteur ?
Elles ne savent même pas que leur petit, hier encore pendu à leur sein, est parti pour une sale guerre.
Là-bas, il détruit, il tue, il viole et puis il est tué. Et maman ne le sait pas.
 
Lysistrata, Aristophane, revenez ! Christophe, les Coloquintes, ne lâchez rien !
 
Hubert Moreau, 12 mai 2022

 

 

 

 

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